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Le coran : falsifié ou authentique ?

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Wed 04-05-2017, 23:02:10

Le coran : un livre saint immuable ?



 

Dans la pensée islamique, le coran est estimé être un livre infalsifiable de main d'homme. L'ouvrage étant considéré par ses adeptes comme préservé de toute altération..

Cette croyance, érigée en dogme au sein de l'islam, se fonde sur le coran même :

Sourate 15:9
« 
C’est Nous, en vérité, qui avons révélé le Coran, et c’est Nous qui en assurons l’intégrité. »

Mais également selon les exégèses musulmans :

« Allah le Très Haut a dit : « Nous avons fait descendre le rappel » ; celui-ci désigne le Coran et « nous en assurons la préservation » c’est-à-dire nous protégeons le Coran de sorte qu’on ne pourra pas y ajouter de faux éléments qui n’en font pas partie et ne pourra enlever une partie de ses dispositions, de ses peines et de ses prescriptions.

 

Tafsir (8/14) Ibn Djarir at-Tabari

« Nous avons fait descendre le rappel ». Celui-ci désigne le Coran qui rappelle toutes les questions et tous les arguments clairs et qui permet à celui qui veut se souvenir de le faire. Et « nous en assurons la préservation » c’est-à-dire : pendant et après sa révélation. Dans le premier cas, nous le protégeons contre l’écoute de la part de tout démon damné. Dans le second cas, Allah l’a déposé dans le cœur de Son messager et l’a transmis aux cœurs des membres de la Umma (Communauté islamique). Allah a préservé ses mots du changement, de l’augmentation et de la diminution comme Il a préservé ses sens de toute altération. De sorte que, chaque fois on a tenté de modifier son sens, Allah met à la disposition (des croyants) quelqu’un qui rétablit la vérité évidente. Ceci  fait partie des plus importants signes d’Allah, de Ses bienfaits accordés à ses serviteurs croyants. La préservation du Coran implique la protection de ses partisans contre leurs ennemis de sorte qu’aucun ennemi ne parviendra à les écraser ».
As-Saadi dit dans son Tafsir (commentaire du Coran) (p. 696)

D'un point de vu empirique, ces arguments sont certes bien insuffisants, puisque le coran ne peut se justifier lui-même de son immuabilité sans s'écarter dans le même temps d'un processus scientifiquement objectif rigoureux, ou tout du moins « agnostique » pour tout ce qui touche au divin et à l'analyse des textes.


Aux origines du coran

 




Précisons avant tout que le coran original usité largement de nos jour, fut rédigé d'après une transmission orale, après la mort du prophète de l'islam, sur ordre de Othmân ibn Affân, le troisième calife des musulmans vers l'an 647 de notre ère.

 
Notons notamment, qu'à la mort du prophète Mohammed, plusieurs de ses compagnons d'arme décidèrent d'écrire chacun un coran, les uns et les autres étant bien incapable de s'entendre unanimement sur son contenu et sur les interprétations à y apporter.

S'ensuivit un combat acharné, meurtrier, fratricide qui donna lieu à de nombreuses luttes de pouvoirs intestines entre les fidèles, instituant le clivage chiisme/sunnisme bien connu encore de nos jours. Othmân ibn Affân fit brûler et détruire tous les corans rédigés par ses opposants, avant de finir assassiné un 17 juin 656 à Médine.

Ainsi demeura qu'une seule et unique version du coran jusqu'à aujourd'hui (quoi que des découvertes récentes pourrait bien venir remettre en question cette thèse).


Des problèmes liés à la traduction ?

Si mauvaise traduction il y a, c'est au niveau des traductions du coran de Othman, c'est à dire le(s) coran(s) sur lequel sont fondées toutes les traductions en arabe (que ce soit l'arabe classique ou l'arabe moderne), qui sont actuellement reconnues par la tradition islamique à travers le monde entier.

 

Toutes les versions connues du coran se basent sur une traduction falsifiée à la source. Car la langue utilisée pour rédiger le coran d'Othman est (était) mal connue des traducteurs ; et pour cause, elle est rédigée dans un mélange de langue vernaculaire arabe antéislamique, d'hébreu et d'araméen syriaque ; le tout formant un méli-mélo confus et désordonné (absence de voyelles et de ponctuation ; textes manquants et déstructurés...).

 

Ainsi, peut-on raisonnablement se demander comment les traducteurs de ce coran "original" ont pu retranscrire de manière "authentique" cet ouvrage, sans une connaissance limpide de cette langue locale arabique, sans une maîtrise pointue de l'hébreu, et sans au préalable avoir découvert la présence dans ces textes d'araméen syriaque qui représente approximativement 20% du contenu du coran.

 

Pour les traductions françaises du coran ; faire une analyse comparative des différentes traductions permet un recoupement qui donne une vision globale objective sur le sens du contenu des versets.

 

On peut en retenir deux points :

 

- soit le sens des versets demeure à peu de choses prés le même d'une traduction à l'autre, (malgré parfois quelques choix linguistiques mineures et sans conséquences).

 

- soit les versets perdent tout sens cohérent, et laissent place à une forme lyrique nébuleuse, dont on ne peut pour le coup plus retirer aucun enseignement ou doctrine religieuse applicable et concrète.



Que peut-on en déduire ?

 

D'une part, on doit considérer que toutes les traductions en arabe classique ou en arabe moderne sont erronés, falsifiés, en conséquence de quoi toutes les traductions dans d'autres langues usuelles le sont également ; les erreurs de traductions se situant en amont.

 

D'autre part, que les traductions en français sont le fruit d'un travail honnête de la part des exégètes, qui se sont appuyé sur une connaissance approfondie du monde islamique, et qui ont cherché à respecter le plus fidèlement possible un coran déjà falsifié par les traducteurs arabes.



Sources :
httpss://www.youtube.com/watch?v=7rAz7JGz-nw
httpss://www.youtube.com/watch?v=4UYzfQnRRHo

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